Martinique A nu

Les Trimalcos

Trigonocéphale, Malfini, Colibri, le cri créole de Léon Sainte-Rose

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Les Trimalcos est un groupe martiniquais bref mais emblématique des années 1970, fondé par le militant culturel Léon Sainte-Rose

Nom symbolique associant trigonocéphale, malfini et colibri, trois emblèmes de la Martinique , la formation célèbre la créolité à travers biguine, cadence et arrangements latins militants.​

Créé vers 1970 par Léon Sainte-Rose, indépendantiste emprisonné dans les années 1960, Les Trimalcos réoriente le militantisme vers la musique. Le premier album, Lévé Lévé, publié la même année, revendique l’usage du créole et fusionne rythmes antillais avec cuivres percutants et chorus d’orgue mémorables. Andréa devient un succès immédiat.​

Parcours en tant qu’artiste

Lévé Lévé (1970) navigue entre biguine, cadence, merengue et rumba, dans des arrangements latins festifs. Le titre-programme incarne la légèreté créole revendiquée, tandis que Andréa séduit par sa mélodie dansante. Malgré ce succès, Les Trimalcos ne publient que deux albums avant de disparaître à la fin de la décennie.​

À la fin des années 1970, Léon Sainte-Rose crée Palantché, son groupe de référence, poursuivant l’aventure musicale engagée.

Collaborations et symbolisme

Le nom Trimalcos synthétise la force mythique (Trigonocéphale), la résistance (Malfini) et la liberté (Colibri) martiniquaises. La formation s’appuie sur une section cuivres énergique et des claviers inspirés, créant un son conquérant typique des orchestres antillais revendicatifs des années 1970. Léon Sainte-Rose dirige un collectif au service de la renaissance identitaire.​

Impact et héritage

Pionnier de la musique créole militante, Les Trimalcos pose dès 1970 les bases d’une esthétique où engagement politique et groove latin fusionnent. Lévé Lévé préfigure les croisades culturelles de Pakatak, Toumpack et Bèlènou, tout en influençant l’esthétique zouk par ses arrangements audacieux.​

Disque rare aujourd’hui, l’album nourrit la mémoire créole et les collectionneurs. À travers Les Trimalcos, Léon Sainte-Rose (disparu en 2025) fait du créole un langage artistique fédérateur, reliant lutte anticoloniale et célébration populaire.

Un dernier hommage

Disparu en 2025, Léon Sainte-Rose repose auprès des siens. Militants, musiciens et famille lui rendent hommage pour avoir donné une voix créole à la résistance martiniquaise. Les Trimalcos restent un symbole d’engagement culturel vibrant.

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