
Sculpteur |
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| Surnom | Khokho René-Corail | |
| Naissance | 14 septembre 1932 | |
| Décès | 13 février 1998 à 65 ans | |
Khokho René-Corail, de son vrai nom Joseph Sainte-Croix René-Corail, est une figure incontournable de l’art martiniquais du XXᵉ siècle.
Né le 14 septembre 1932 à Beaufond, dans la campagne des Trois-Îlets (Martinique), il incarne à la fois un artiste engagé et un militant culturel profondément enraciné dans l’identité créole.
Un parcours entre art et engagement
Après une formation aux Arts appliqués à Fort-de-France, puis à Paris, Khokho René-Corail entreprend une carrière d’artiste pluridisciplinaire.
Il explore la sculpture, la peinture, la céramique et les fresques murales, puisant son inspiration dans les matériaux locaux et l’histoire de la Martinique.
Entre 1960 et 1970, il organise des ateliers de formation pour de jeunes artistes antillais, contribuant à la transmission des savoir-faire traditionnels.
Son engagement politique au sein du mouvement pour l’indépendance martiniquaise le conduit à être emprisonné en 1963 lors de l’affaire de l’OJAM, renforçant ainsi son image de résistant culturel.
Œuvres majeures et réalisations
Les créations monumentales de Khokho René-Corail affirment son statut d’artiste de référence.
Parmi ses œuvres emblématiques figurent la :
- Statue de la Place du 22 Mai à Fort-de-France, commandée par Aimé Césaire,
- Fresques de l’église du Lamentin, intitulées La colonisation dans la Caraïbe et les Amériques.
Son œuvre valorise la mémoire collective martiniquaise tout en interrogeant la colonisation et l’identité créole.
Khokho crée également des sculptures en métal forgé, des tabourets en bois de mahogany, des pièces en bambou et des céramiques inspirées du folklore et de la vie quotidienne.
Héritage et influence en Martinique
Artiste prolifique et visionnaire, Khokho René-Corail a su combiner tradition et modernité.
Son œuvre constitue un hommage au peuple martiniquais, à sa culture vivante et à ses luttes sociales.
Son style, reconnaissable par l’usage des textures organiques et de la symbolique solaire, continue d’influencer les artistes contemporains des Antilles et de nourrir la création caribéenne.
2026 : reconnaissance nationale avec le concours « Le plus grand musée de France »
En 2026, une œuvre de Khokho René-Corail a remporté le concours national du “Plus Grand Musée de France”, organisé par La Sauvegarde de l’Art Français et Allianz France.
Grâce à la mobilisation de la commune des Trois-Îlets, la Martinique s’est distinguée avec 2 753 votes (soit 44 % des suffrages) sur un total de 132 479 votants à travers le pays.
Une œuvre emblématique : la peinture au feu de 1977
Réalisée en 1977 selon la technique du brûlage ou peinture au feu, cette création incarne la vitalité du rassemblement collectif.
Les figures dansantes autour d’un soleil flamboyant symbolisent la joie, l’énergie et la solidarité communautaire.
La restauration prévue vise à consolider le support en aggloméré et à rééquilibrer la couche picturale, afin de restituer toute la force expressive de cette œuvre unique, visible à l’ancienne mairie des Trois-Îlets.
Un héritage artistique vivant
Aujourd’hui, Khokho René-Corail reste une icône de la culture martiniquaise. Ses créations, mêlant identité, mémoire et engagement politique, participent pleinement à la reconnaissance internationale de l’art créole.
Son travail continue de rayonner comme un pont entre passé et modernité, mémoire et résistance.
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