Martinique A nu

Grand Ballet de Martinique

Une symphonie culturelle en mouvement

Revue du Grand ballet de Martinique

Grand Ballet de Martinique

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Le Grand ballet de Martinique est l’ensemble historique qui depuis 1946, porte la danse et la musique traditionnelles de l’île sur les scènes nationales et internationales. Dédié à la biguine, mazurka et danse créole, il incarne le patrimoine martiniquais le plus authentique.​

Créé en 1946 par Alexandre Nestoret, le Groupe traditionnel martiniquais est dirigé dès 1966 par Loulou Boislaville (1919-2001), figure légendaire de la culture antillaise. 

En 1978, sous la direction de Jean-Pierre Bonjour, il devient le Grand ballet de Martinique. L’album Belle Martinique nous a ! sort en 1980, célébrant les classiques du répertoire traditionnel.​

Parcours en tant qu’artiste

Pionnier du spectacle folklorique vivant, le groupe présente des tableaux chorégraphiés mêlant danse, musique et costumes traditionnels. Loulou Boislaville modernise la troupe dans les années 1960 avec l’arrivée du chorégraphe Ronnie Aul, structurant des spectacles pédagogiques sur l’histoire et les mœurs martiniquaises.​

Belle Martinique nous a ! (1980) reprend les succès intemporels : La rue Zabyme, Serpent maigre, Adieu foulards, dans des arrangements fidèles mais spectaculaires. L’album témoigne de l’excellence de la troupe au moment où elle rayonne à l’international.​

Collaborations et musiciens

L’enregistrement réunit des solistes reconnus : Al Lirvat, Josy Masse, José Benjamin (saxophone), Frantz Regna (clarinette). Malheureusement, les crédits complets manquent, laissant anonymes quelques fulgurances pianistiques remarquables. La direction artistique oscille entre Loulou Boislaville et les successeurs, selon les éditions du disque.​

La troupe, forte de 20 à 25 danseurs et musiciens, s’appuie sur un réseau de collectifs culturels martiniquais et l’Office du tourisme pour ses tournées mondiales, faisant découvrir la diversité des costumes et des pratiques festives antillaises.​

Impact et héritage

Malgré l’incendie destructeur de la caserne Bouillé en 1980, le Grand Ballet renaît de ses cendres grâce à la solidarité martiniquaise. Loulou Boislaville reçoit le titre de Commandeur des Arts et Lettres en 1994, tandis que rues et places portent son nom au Prêcheur, Carbet et Fort-de-France.​

Belle Martinique nous a ! reste une référence discographique pour comprendre la vitalité de la tradition au seuil des années 1980. Le Grand Ballet assure la transmission de la mémoire créole, faisant dialoguer histoire, société antillaise et modernité scénique.

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