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Denis Dantin est un batteur martiniquais, pilier historique du groupe emblématique Malavoi, formation phare de la musique antillaise depuis 1969. Membre fondateur, il incarne le pouls rythmique de la créolité à travers biguines, mazurkas et quadrilles modernisés.
Denis Dantin, batteur de référence de la scène martiniquaise, rejoint Malavoi dès ses débuts à Fort-de-France. Avec sa section rythmique complice aux côtés de Marcel Rémion (basse), il définit l’identité sonore du groupe : cordes élégantes, swing créole et énergie collective. Son jeu précis et dansant fait de lui un talent de l’île essentiel au patrimoine musical martiniquais.
Parcours en tant qu’artiste
Dès 1969, Denis Dantin intègre la formation originelle de Malavoi, alors composée de quatre violonistes (Mano Césaire, Jean-Paul Soïme, Christian de Negri) et de la basse de Marcel Rémion. Il participe à tous les grands albums du groupe : Nou pé pa kenbé (1969), Lianes (1974), Madjoumbé (1975), jusqu’à Masibol (2020), couvrant plus de 50 ans de carrière.
Son rôle dépasse le cadre rythmique : il accompagne les évolutions stylistiques de Malavoi, des premières biguines actualisées aux fusions salsa, latin jazz et compas. Collaborateur fidèle, il est présent sur des disques cultes comme Malavoi (1977) avec Ralph Thamar, ou Marronnage (1998) aux côtés de Dédé Saint Prix, Kali et Édith Lefel.
Collaborations et affiliations
En plus de Malavoi, Denis Dantin collabore avec des figures majeures de la scène antillaise : Pierre Rassin et son orchestre créole sur Biguine Biguine (vers 1972), Jacky Bernard, José Privat ou encore Jean-Marc Albicy. Son fils, Daniel Dantin, perpétue la tradition familiale en enseignant les tambours traditionnels.
Membre actif des collectifs musicaux martiniquais, il participe aux tournées internationales du groupe (Jazz à Vienne, Japon) et à des événements prestigieux comme le concert à l’Élysée en 1992 devant François Mitterrand et Abdou Diouf.
Impact et héritage
Denis Dantin est le cœur battant de Malavoi, groupe majeur des années 1970-1990 avec Kassav’, faisant salle comble dans le monde entier. Sa discographie avec Malavoi, plus de 20 albums, et sa fidélité à la culture antillaise en font un transmetteur essentiel de la mémoire créole.
À travers la bande originale de Rue Cases-Nègres (1983) ou des collaborations avec Jean-Jacques Goldman, il ancre la musique martiniquaise dans l’histoire contemporaine. Père et pédagogue, il assure la diversité et la pérennité du patrimoine rythmique de l’île.
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