
Personnage clé de la boxe française |
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| Naissance | 10 octobre 1937 |
| Décès | 22 août 1968 à 30 ans |
François Pavilla est un boxeur martiniquais emblématique des années 1960, figure majeure du noble art en France et dans la Caraïbe.
Né le 10 octobre 1937 à Fort-de-France (Martinique), il s’impose comme l’un des grands noms des poids welters
Parcours de boxeur
Adolescent, François Pavilla quitte la Martinique pour Paris en 1951, avec le rêve de devenir boxeur professionnel. Il mène d’abord une carrière amateur intense avec plus de 150 combats, dont plusieurs rencontres en Martinique avant de passer professionnel en 1959 au sein de la grande écurie de Jean Bretonnel.
Poids welter, Pavilla se forge rapidement une réputation de boxeur technique et courageux, affrontant des adversaires prestigieux comme Maurice Auzel, Curtis Cokes, Lucien Fernandez ou Marcel Cerdan fils.
Il cumule 52 combats professionnels, 42 victoires (dont 18 avant la limite), 5 défaites et 5 nuls, reste invaincu de 1959 à 1964 et est classé 7e mondial en 1964.
En 1962, il reçoit l’Oscar du meilleur welter français, puis devient champion de France des poids welters le 13 janvier 1964 à Paris.
Il dispute ensuite le championnat d’Europe, connaît des défaites, reprend son titre national en 1966, et livre un combat resté légendaire au Palais des Sports contre le champion du monde Curtis Cokes en 1967, conclu par un nul très discuté.
Engagement, exil et vie personnelle
Comme beaucoup de Caribéens des années 1950-1960, François Pavilla vit l’exil vers l'Hexagone dans un contexte de promesses d’ascension sociale et de réalités difficiles. Il boxe aussi pour subvenir aux besoins de sa famille, marié à Manuella Pavilla et père de cinq enfants.
Sa notoriété dépasse les rings : il apparaît dans le film « Vivre pour vivre » de Claude Lelouch, aux côtés d’Yves Montand et d’Annie Girardot, et tourne dans plusieurs publicités.
Impact sportif et héritage
Sur le plan sportif, François Pavilla s’inscrit durablement dans l’histoire de la boxe française et martiniquaise. Il est l’un des premiers grands champions professionnels originaires de la Martinique à briller au plus haut niveau.
Son nom est aujourd’hui donné à un stade et une rue à Fort-de-France, rappelant son rôle central dans le patrimoine sportif et la mémoire de la société antillaise.
Le récit de la tragédie qui marque l’histoire du grand boxeur martiniquais est pour la première fois porté à la scène théâtrale par son épouse Manuela Pavilla née Graça (1931-2009). Intitulée « Manuela et le boxeur », cette pièce est écrite et mise en scène par José Alpha.
Un dernier hommage
Le 22 août 1968, François Pavilla meurt brutalement à la suite d’une opération pour un décollement de la rétine, à seulement 30 ans, alors qu’une revanche contre Marcel Cerdan fils était annoncée.
Sa disparition choque le monde de la boxe et sa famille, et son épouse mènera un long combat judiciaire pour faire reconnaître des négligences médicales.
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