
Compositeur, chef d’orchestre |
Michel Desgrottes est un compositeur et chef d’orchestre haïtien dont l’œuvre s’inscrit dans l’histoire musicale des Antilles.
En 1967, il grave en Martinique un EP marquant avec le chanteur Émile Volel, révélant l’héritage du style Ibo et du compas au cœur de la créolité antillaise.
Figure majeure de la musique haïtienne, il pose ses valises en Martinique en 1967 pour diriger l’enregistrement d’un 45 tours historique. Édité par Disques Jojo (précurseur de GD Production), cet EP réunit son talent d’arrangeur au timbre unique d’Émile Volel, installé en Guadeloupe. Ensemble, ils célèbrent les racines ibo et les danses haïtiennes dans un contexte antillais vibrant.
Parcours en tant qu’artiste
En 1967, Michel Desgrottes compose et dirige plusieurs titres gravés en Martinique, dont deux classiques du style Ibo directement inspiré de la tradition du peuple Igbo nigérian : Pa Coué sa doudou et Ou mal tomber.
L’accordéon y règne en maître, porté par la voix charmeuse et malicieuse d’Émile Volel, tandis que les paroles espiègles célèbrent l’amour et la résilience créole.
L’EP se complète d’un compas direct, Mondor, indispensable marqueur haïtien. Ces morceaux illustrent la maîtrise de Desgrottes dans l’art de lier traditions ancestrales africaines aux danses antillaises contemporaines, créant un pont culturel entre Haïti et la Martinique.
Collaborations et production
Michel Desgrottes fédère autour de lui les meilleurs musiciens de l’époque pour cette session martiniquaise. Émile Volel, compatriote exilé en Guadeloupe, apporte sa présence vocale chaleureuse et narrative.
L’enregistrement, réalisé sous l’égide de Disques Jojo, label emblématique de Georges Debs, s’inscrit dans la dynamique des échanges musicaux caribéens des années 1960.Ce 45 tours rare témoigne de la circulation des artistes et des idées entre Haïti, Guadeloupe et Martinique, au service d’une diversité culturelle antillaise riche et interconnectée.
Impact et héritage
En transplantant le style Ibo en Martinique, Michel Desgrottes contribue à la transmission du patrimoine afro-caribéen.
Pa koué sa doudou et Ou mal tomber restent des références pour les amateurs de musique traditionnelle, tandis que Mondor affirme la vitalité du compas dans les bals antillais. Ces titres illustrent un engagement culturel où l’accordéon raconte les histoires d’amour et de malice propres à la société antillaise.
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